BASILIQUE CATHÉDRALE DE SAINT-DENIS

Le 16 mars 2015, La Poste émet un bloc de la série touristique consacré

à la Basilique cathédrale de Saint-Denis.

Les timbres illustrent pour l’un, un couple de gisant, Robert II le Pieux et son épouse Constance d’Arles ; pour l’autre un détail du vitrail « l’arbre de Jessé ».

Création et gravure de C.ANDREOTTO, d’après photos

vitrail de l’Arbre de Jessé ©Jean Feuille/Centre des monuments nationaux

Basilique Saint-Denis ©Jean-Claude N’Diaye / LA COLLECTION

 

L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis a illuminé des siècles durant l'histoire artistique, politique et spirituelle du monde franc. Citons, notamment, la bibliothèque du monastère qui, à la fin du Moyen Âge, est la plus importante du royaume. L'église abbatiale a été dénommée « basilique » dès l'époque mérovingienne. Ce qualificatif s'applique dès le IVe siècle aux églises dont le plan reprend celui des bâtiments civils romains où l'on pratiquait le commerce et où l'on rendait la justice, souvent édifiées à l'extérieur des villes et sur la tombe d'un saint. Elles sont fréquemment à l'origine du développement d'un quartier ou d'un bourg, comme la ville de Saint-Denis, qui se constitua autour de l'abbaye et de son potentiel économique.

 

L'église s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis martyrisé vers 250. Outre une crypte carolingienne, vestige de l'édifice consacré par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l'évolution de l'architecture religieuse : le chevet de Suger (1144), qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le transept, d'une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux.

Lieu de mémoire, dès le haut Moyen Âge, le monastère dionysien a su lier son destin à celui de la royauté s'affirmant peu à peu comme le lieu de sépulture privilégié des dynasties royales à la faveur du culte de saint Denis. Quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses, dix grands du royaume y reposèrent. Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s'impose aujourd'hui comme le plus important ensemble de sculpture funéraire du XIIe au XVIe siècle. Mais la basilique de Saint-Denis n'a pas été dès l'origine de la royauté franque considérée comme le « cimetière aux rois », comme l'avait défini un chroniqueur du XIIIe siècle. Jusqu'au Xe siècle, l'abbaye royale a été en âpre concurrence avec de nombreuses autres nécropoles, notamment Saint-Germain-des-Prés. Lors de l'avènement des Capétiens en 987, le rôle de nécropole royale s'affirme et la plupart des souverains y reposeront jusqu'au XIX e siècle ; même si pour des raisons politiques, religieuses ou personnelles, quelques rois comme Philippe Ier en 1108, Louis VII en 1180, Louis XI en 1483, Charles X en 1836 et Louis-Philippe en 1850 seront inhumés dans d'autres lieux. Louis XVIII, mort en 1824, est le dernier roi à reposer dans la basilique.

 

Les souverains ont toujours été au cours de l'histoire en quête de légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de reposer auprès des reliques de saint Denis. Par l'intermédiaire de la puissance des saints martyrs, le roi pensait ainsi acquérir pouvoir et protection pendant sa vie, notamment au cours de ses batailles, et selon la croyance, accéder directement au Paradis.

 

La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, les troubles politiques contribuent au déclin de l'abbaye royale de Saint-Denis bien avant que la Révolution ne le précipite. En 1793, les révolutionnaires s'attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII restitue à l'abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIX e siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.

 

En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de "cathedra", siège de l'évêque qui s'y trouve. Une copie du trône de Dagobert, dont l'original se trouve au cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale, est actuellement utilisée à Saint-Denis par l'évêque comme siège épiscopal.

Création et gravure de Claude ANDREOTTO

Impression : taille-douce

Format du bloc : 143 mm x 105 mm ;

Valeur faciale du bloc (indivisible) : 2,01 €

Tirage : 825 000 exemplaires

Un souvenir philatélique sera également disponible :

Souvenir Basilique Cathédrale de Saint-Denis. Prix de vente : 6,20 €  - 42 000 exemplaires
Souvenir Basilique Cathédrale de Saint-Denis. Prix de vente : 6,20 € - 42 000 exemplaires

Le bloc et le souvenir seront vendus en avant-première à :

 

SAINT-DENIS (93)

Le 14 mars de 9h00 à 18h00 et le 15 mars de 9h00 à 15h00

La bourse du travail

9-11 rue GENIN

93200 Saint-Denis.

 

PARIS (75)

Le 14 mars, de 10 h à 18 h

Le Carré d’Encre

13 bis rue des Mathurins,

75009 Paris.

 

Ils seront vendus dans certains bureaux de poste à partir du 16 mars 2015, sur le site Internet www.laposte.fr/timbres, au Carré d’Encre par correspondance ou abonnement à Phil@poste Service Clients Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 PERIGUEUX CEDEX 09.

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